Hypnose et surconscience : Etre humain ou automate ?

par Arche Hypnose Ericksonienne, lundi 13 avril 2009, 11:52
Voila l’un des reproches les plus souvent adressés aux praticiens de l’hypnose : nous aurions une vision réductrice de l’homme, car nous ne le considérerions que comme un automate aux réactions programmées et mécaniques. Mais ce reproche n’est que la manifestation d’une compréhension superficielle des mécanismes utilisés en hypnose, car le but profond de la démarche est tout autre. Nous provoquons au contraire une plus forte autonomisation de l’individu en lui faisant prendre conscience qu’il a la possibilité de choisir. Faire prendre conscience à l’individu qu’il a la possibilité de choisir . Le principe de l’ancrageTout le monde a entendu parlé des expériences de Pavlov, mais qui a pris conscience que ce qui marche pour un animal peut aussi fonctionner sur l’être humain ?
Supposons que deux éléments sans aucun lien soient enregistrés en même temps par nos sens, comme par exemple, une musique entendue au même moment que l’arrivée d’une forte émotion. Plus tard le simple fait d’entendre à nouveau cet air musical fera resurgir cette émotion particulière, en faisant appel à un processus inconscient.
Cela correspond à un mode de conditionnement, en hypnose nous nommons ce processus un ancrage : une association entre deux éléments pourtant distincts, réalisée de manière inconsciente.
Le fait est que tout ce qui provoque nos réactions, émotions, comportements et formes de pensée découle de ce type de réactions. Celles-ci restent chez une majorité d’individus hors de portée de l’esprit conscient, et procèdent d’un travail sur ce qu’ont pu enregistrer nos cinq sens, sans logique aucune, sans intervention de l’esprit critique.
Plus tard le simple fait d’entendre à nouveau cet air musical fera resurgir cette émotion particulière. Le conditionnement continu

Cela donne alors une vision mécanique de l’être humain, qui, si elle peut paraître pessimiste à certain, n’est en fait que purement objective. Les hommes fonctionnent tels des automates, des machines, qui après avoir enregistré toute sortes de réactions, les reproduisent sans laisser aucune place à ce que nous appelons le libre-arbitre. Chaque expérience modifie légèrement ce conditionnement et provoque ce que nous nommons « l’expérience ». Mais la conscience ne s’appropriant qu’une infime partie de la connaissance qui en découle, quel est l’intérêt de cette expérience ?
Il est évident que cet état de fait n’est pas toujours facile à admettre, et que l’illusion tenace de liberté procure une certaine satisfaction… mais une personne en quête de vérité et de liberté ne peut s’en satisfaire pleinement.
Sur un plan pratique on peut aisément constater que l’immense majorité des problèmes humains viennent d’ancrages négatifs : imaginez ce que provoquerais une association absurde entre un sentiment de fatigue et la porte d’entrée de votre logement. Ainsi, de nombreux problèmes relationnels, une bonne partie du stress, de l’anxiété, du manque de sommeil, des phobies, compulsions proviennent de mauvais ancrages. De même ceux-ci jouent un rôle important dans certaines pathologies lourdes (dépressions, boulimies…)
Agir sur l’inconscient.

Ce n’est qu’en étant objectif et en abordant de face ce mécanisme que l’on peut se donner les moyens d’agir.
Voilà en quoi l’hypnose est intéressante : elle ouvre l’accès pour le conscient à une partie plus vaste habituellement hermétiquement fermée : l’inconscient.
Entrer dans un état hypnotique donne à une personne qui à un minimum de pratique une élévation du niveau de conscience, dans le sens où elle est capable d’agir et de modifier ses fonctionnements internes.
Une fois cette possibilité ouverte il convient à ceux qui s’en donnent les moyens d’agir et de passer de l’état de simple machine à celui d’être humain libre et autonome, à décider de ses réactions, et à les modifier quand elles ne lui conviennent pas.
Il est alors possible de désactiver ces ancrages, mais aussi de les modifier et de créer ceux que l’on désire. Il peut être intéressant d’avoir à sa disposition un ancrage de relaxation, de concentration ou encore de confiance en soi, que l’on peut activer volontairement à tout moment.
L’idéal serait d’amener une personne à une parfaite liberté et à la capacité de Choisir. Mais cela reste quelque peu utopique, car la liberté à un prix : celui de la responsabilité, et il n’est pas évident que tout le monde soit prêt à le payer.

Kévin FINEL

Place Marius Pommier - 26130 Saint Restitut

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